Le 10 janvier, comme beaucoup, les chasseurs de gibier d’eau français et leur Association Nationale, l’ANCGE, apprenaient la mort de trois cygnes dans le Sud de l’Angleterre, victimes du virus H5N1.
Un phénomène maintenant cyclique, presqu’un anniversaire.
Le même jour, par un arrêté du ministère de l’Agriculture et de la Pêche, la France se retrouvait propulsée « en niveau de risque épizootique modéré » et « l’arrêté du 12 octobre 2007 était abrogé ».
En quelques mots, tout était dit et les français, chasseurs de gibier d’eau ou non, savaient ou étaient présumés savoir.
Tous connaissent bien évidemment le contenu exact de cet arrêté du 12 octobre 2007. Tous ont donc assimilé, sur l’instant, la portée de cette nouvelle réglementation. Tous ? C’est ce que l’Administration prétend ou feint de croire. La vérité est pourtant toute autre.
Qui, en effet, est capable d’énoncer les dispositions de l’arrêté du 12 octobre 2007 aujourd’hui abrogé ? Personne. Interrogez autour de vous, vous le constaterez.
Personne ne conçoit donc l’impact de la décision ministérielle du 10 janvier 2008 et c’est le grand cafouillage à tous les étages. « Nul n’est censé ignorer la loi », nous dit-on. Mais quelle loi ? Une loi obscure, secrète, muette, dont on ne sait rien ?
L’Association Nationale des Chasseurs de Gibier d’Eau ne peut que déplorer la façon dont l’Administration, avec le plus grand A qui soit, a transmis un message inaudible et incompréhensible vers ses administrés.
Les chasseurs de gibier d’eau, détenteurs ou utilisateurs d’appelants, ces oiseaux chanteurs utilisés pour attirer, par leur voix, leurs congénères sauvages, ne savent plus ainsi à quel saint se vouer.
Les « qu’en est-il ? » pleuvent dans l’incompréhension la plus totale et la bonne foi la plus grande.
La situation actuelle est déplorable et l’ANCGE ne peut que dénoncer ce premier grand loupé 2008 en matière de communication réglementaire.
Regrettant cet embrouillamini, l’ANCGE appelle les chasseurs de gibier de France à rester sereins, actifs et mobilisés dans l’attente d’une explication de texte par l’Administration. Celle-ci risque fort de venir quand, une nouvelle fois, on aura découvert que les oiseaux sauvages n’ont rien à voir dans la mort des cygnes anglais. La chasse sera certainement fermée d’ici là et le mois de février bien passé.